Mer agitée pour les ex-Chantiers de l’Atlantique

Ouest France, a publié jeudi 15 mars un article sur la lucrative opération financière menée par le groupe norvégien Aker Yards sur les chantiers de Saint-Nazaire et de Lorient.

En janvier 2006, Alstom vendait 75% des chantiers de l’Atlantique au “prix d’ami” de 50 millions d’euros à Aker Yards, qui promettait alors aux salariés emplois, commandes et surtout investissements, c’est-à-dire un engagement dans la durée.

A peine plus d’un an après le rachat, le groupe norvégien a décidé de revendre sa participation – pour une somme estimée à 600 millions d’euros – en replongeant les salariés dans l’incertitude. Or, la santé financière des chantiers est florissante, précise Ouest France : « Rien qu’à Saint-Nazaire, on tourne à plein régime, avec 6 paquebots à livrer d’ici à 2010, sans compter deux options, en attente de confirmation. Le chiffre d’affaires est en augmentation constante, les bénéfices aussi. »

Les promesses de l’actionnaire principal de s’engager dans ce projet industriel se sont évanouies au profit d’une logique financière à court terme qui fait vendre un outil de production industrielle (des techniques, des savoir-faire, des salariés) comme un simple bien lorsque sa valeur marchande est au plus haut. Rien n’empêche le ou les nouveaux investisseurs de procéder de la même manière et, à terme, de mettre en péril 3000 emplois dans la région nazairienne et un atout industriel de notre pays.