Le Blog de Mathieu Lavarenne

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27 juin 2008

Un nouvel allié objectif du système UMPS

Besancenot, le rêve de Sarkozy

J'ai fait un rêve...

Dimanche 22 avril 2012

Il est 19h59.

Après une campagne relativement morne, la tension est montée d’un cran dans les QG des différents partis politiques, quelques secondes avant le résultat du premier tour de l’élection présidentielle.

Depuis une demi-heure, les rumeurs circulent parmi les militants : un des deux « grands » candidats annoncés ne serait pas présent au second tour… comme en 2002. Sur fond de participation électorale en berne : seulement 40% de votants, du jamais vu pour une élection présidentielle, en France du moins ; sans comptabiliser les non-inscrits, de plus en plus nombreux.

Ca y est, 20h.

Sur les écrans à plasma géants apparaissent les visages de Nicolas Sarkozy et… d’Olivier Besancenot. Nouveau choc dans ce qu'il reste de notre démocratie. Avec 17% des suffrages exprimés - contre 18% pour l'UMS (Union pour une Majorité Sarkozyste) -, l’extrême gauche, incarnée par le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste, fondé en janvier 2009), bouscule le PSL (Parti Social Libéral), que sa base électorale a largement fui (seulement 15% des suffrages). Sa candidate malheureuse, Ségolène Royal, décide sur le champ de se retirer « définitivement » de la vie politique, pour se consacrer à sa vie maritale avec le nouveau “s’crétaire” général du PSL, M. Delanoë, récemment tombé sous son charme.

Aucun des dix autres partis présents dans la course ne dépasse les 10%. La confusion est à son comble.

Les quelques élus du NPA – députés européens, conseillers régionaux et généraux du Nord de la France – passent en boucle sur les ondes pour se féliciter de la « chance historique » que connaîtrait la France du fait de cette percée électorale inédite. On découvre à l’antenne les sourires épanouis du jeune postier et de sa nouvelle “associée”, Clémentine Autain, la porte-parole européenne du NPA.

La bataille pour le second tour commence. Mais ils sont peu à y croire réellement.

Dimanche 6 mai 2012

20h. Le score est écrasant : Sarkozy est réélu avec 65% des voix, alors que depuis 3 ans, sa cote de popularité était à son niveau le plus bas (encore plus bas que Chirac, c’est dire…).

Olivier Besancenot, qui a tout de même réussi à obtenir 35%, repart satisfait d’avoir fait trembler la France, sans pour autant avoir les responsabilités du pouvoir à exercer.

En attendant, la France reste coincée plus que jamais sous la chape sarkozyenne qui continue de peser au sommet de l'Etat pour 5 ans encore. Jusqu'en 2017. Si rien ne vient interférer.

Mais d'ici là, bien des choses auront changé avec la poursuite de la réforme institutionnelle. La nouvelle Confédération Française, agglomérat de petites régions dont certaines auront été refondues sur des bases communautaires et ethniques, ne s'occupera plus que des quelques prérogatives qui n'auront pas été cédées aux proconsuls européens, dans leur Palais de Verre à Aix-la-Chapelle, nouvelle capitale politique de l'UE.

Politique-fiction ubuesque ?

La “Mare aux Canards”, en page 2 du Canard Enchaîné, daté du 18 juin 2008, relate en la matière une anecdote saisissante qu'il convient de méditer et de retenir, dans les mois à venir.

En effet, quelques jours auparavant, le 7 juin, en voyage officiel au Liban, Nicolas Sarkozy avait emmené avec lui des représentants des principaux partis politiques français : François Bayrou, Marie-George Buffet ou encore François Hollande. S’adressant à ce dernier dans un langage particulièrement fleuri, le Président français tonnait : « Vous nous avez bien emmerdés avec Le Pen pendant des années, maintenant on va vous niquer avec Besancenot » [sic].

Alors, Olivier Besancenot, allié objectif du système UMPS, qu’il souhaite pourtant combattre (et il ne s'agit pas ici de lui faire un procès d'intention) ? Certainement. Tout comme l'a été Jean-Marie Le Pen (mis en avant par François Mitterrand en 1984-85 quand il s'agissait de diviser la droite, faut-il le rappeler), en 2002, lorsqu’il avait neutralisé la contestation face à un Chirac réélu avec un score de Pacha (82%).

Car l'un comme l'autre est assuré de ne jamais passer le stade du second tour, leurs programmes étant trop éloignés de l'esprit politique de la République et de la France.

Posté par mlavarenne à 16:11 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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